EGLISE IMMACULEE CONCEPTION

HELIOPOLIS, LE CAIRE, EGYPTE

Histoire d’une prière

Doris Toutounji

24/6/1930 – 10/12/1945

Histoire d’une prière

 

 

D  O  R  I  S

Toutounji

  

Quelques mots sur Doris.

 

Ma tante Henriette Toutounji Zaloum - Montréal, 94 ans - écrit sur Doris,  ce qui suit :

 

Elle est née à Khartoum au Soudan le 24 Juin 1930. Espiègle et gaie, innocente et pure, elle a une dévotion totale à la Vierge et ne veut jamais offenser Jésus-Christ. Très jeune, son humilité et sa compassion naturelles la poussent à toujours faire le bonheur des pauvres et des délaissés. Arrivés en Égypte pour y vivre, son père Joseph et sa mère Alya, l'inscrivent au pensionnat du Sacré Coeur d'Héliopolis  au Caire en Égypte.

Sa vie est un sourire, un chant d'amour. Cinquante jours avant sa mort, sa destinée est déjà tracée au paradis.

 

 

Madame Paula Hamam Greiss – Montréal, Québec - camarade de classe et meilleure amie de Doris, raconte :

 

Cette année, la Mère Berthelot - Mère Supérieure du pensionnat du Sacré Coeur d'Héliopolis - demande aux  élèves de la classe de 3ème de rédiger  une composition de style,  en l'honneur de la fête de Mater Admirabilis qui devait avoir lieu le 20 Octobre 1945 et dont le tableau ornait la salle d'étude du grand pensionnat.

Le 20 Octobre, au bout de quelques minutes, et alors que toutes ses compagnes s'acharnent à rédiger la composition demandée, Doris rayonnante de joie présente le texte qu'elle a écrit en toute hâte. Doris est classée première sur toutes les élèves de sa classe. La Mère Supérieure étonnée du style et des termes utilisés  dans le texte de cette composition de style, et vu la vitesse à laquelle son élève a rédigé sa « composition »,  se demande si Doris n'a pas triché en copiant ce texte d'un livre de prières. Elle la convoque  et lui dit : « Doris ! Auriez vous copié le texte que vous avez écrit d'un livre de prières ? Cela constitue un acte grave très répréhensible. » Mais non, affirme Doris qui fond aussitôt en larmes. « Je n'ai rien copié d'aucun livre de prières. J'ai écrit  à toute vitesse les phrases qui se bousculaient dans ma tête. » La Mère Supérieure très perplexe téléphone au père de Doris pour le mettre au courant de l'évènement. Mais non, lui affirme-t-il « Et comme vous le savez, Doris est une fille sérieuse qui ne ment pas. De plus, nous n'avons aucun livre de prières ou de théologie à la maison, duquel elle aurait pu copier un texte pour le présenter en guise de composition de style. »

 

Le véritable sens du message n'apparaîtra que  50 jours plus tard, le 10 Décembre 1945, quand Doris nous quittera à l'âge de 15 ans.

 

Madame Greiss continue :

Ce 10 Décembre à midi, après les classes et avant d'aller prendre notre repas au réfectoire, je demande à la Mère Générale si je peux téléphoner à l'hôpital pour avoir des nouvelles de Doris. Elle refuse net et demande qu'on aille déjeuner au réfectoire. Toutes les Mères sont au courant du décès de Doris  mais elles ne laissent rien transparaître. Après déjeuner, nous sommes toutes en rang pour aller à la récréation. La Mère Berthelot l'air grave et triste annonce : « Mes enfants, nous devons prier pour notre compagne Doris qui nous a quitté aujourd'hui pour le ciel. »

 

Ne pouvant retenir mes larmes, je crie en sanglots : « Doris ! Non, non, non, ce n'est pas vrai ! Elle n’est pas morte ! Ce n'est pas possible ! »

Ce jour là, toute la classe en larmes se rendra à la chapelle pour prier dans le recueillement pour celle qui aura été leur meilleure amie et qui les aura quittées pour toujours. 

 

Ma tante Henriette écrit : 

Après avoir rédigé cette composition, le  20 Octobre 1945, le destin de Doris était scellé. À deux reprises, je remarquai un halo de lumière entourer son visage.  À mon mari à qui je demandai s'il avait remarqué quelque chose : « Edmond ! Tiens, regardes Doris ! Tu ne vois rien autour de son visage?»  Non, il ne voyait rien ! Quelques jours avant de subir  une opération de l'appendicite, et n'en sachant rien moi même, j'entends nettement une voix me dire : « Doris va mourir. Sainte Doris ! » Je rencontre son père dans le jardin de sa propriété. Il me dit tout à coup : « Tu sais Henriette, Doris rentre demain à l’hôpital pour se faire opérer de l'appendicite. » Je me sentis pétrifiée, ne sachant que faire et que dire. Le lendemain, je téléphone à l'hôpital vers 11h. La nouvelle de son décès me terrasse comme la foudre ! Le chirurgien qui l'opérait  - le professeur Dunet - était hébété. Elle n'avait aucun problème à l'appendice, elle n'avait pas eu de choc opératoire, elle était simplement partie… C'était le 10 Décembre 1945.

 

Avait elle pressenti ce moment béni de sa mort ?

 

En prenant congé de ses camarades du pensionnat, elle leur dit : « Si je ne reviens pas, au revoir au ciel ! » Avant d'aller à l’hôpital,  elle insiste pour emporter son crucifix et assister à la messe. Le prêtre qui lui donne la communion, raconte :  « Je vis en cet instant un éclair de lumière passer du ciboire vers Doris, j'en étais pétrifié, un frisson me parcourut, mes cheveux et mes poils se hérissèrent…»

 

En route vers l'hôpital elle dit à sa mère : « Tu sais maman, ma véritable maman ce n'est pas toi, c'est la Vierge. Elle,  c'est ma Mère du ciel ! » En entrant dans la salle d'opération, elle redit à sa mère : « Ne portes pas une robe noire ! Mets ton collier de perles blanches ! »  Elle offrait sans doute sa vie, pour consommer le don de soi qui était la lumière de son regard et la pureté de son âme. Elle avait donné sa pleine mesure. L'élan de grâce rompit la délicate enveloppe, et la blonde petite tête appuyée sur le coeur de la Mère Admirable, ouvrit ses yeux sur la splendeur de l'éternité.

 

Ce 10 Décembre 1945, à l'âge de 15 ans,  le Seigneur ramènera auprès de lui Doris Toutounji, celle qu'il aura choisie dans Son amour pour chanter Ses louanges à la Vierge Marie.

 

Un premier signe : son corps exposé pendant plus de 36 heures est aussi intact et aussi rose que durant toute sa vie. Tout le monde sera dans l'étonnement ! La nuit de sa mort, vers 2 heures du matin, son père qui a déjà perdu un jeune homme de 17 ans, deux ans auparavant, déchiré par cette seconde perte, fait les cent pas dans son appartement, lorsqu’il entend trois coups distincts à la fenêtre. Ne voyant rien, il continue à pleurer sa chère enfant disparue. Son frère, l'oncle de Doris - habitant sur le même palier - est réveillé par les mêmes trois coups. S'asseyant sur son lit, il est effrayé par la vision d'un homme aux cheveux longs vêtu d'une bure marron. Il lui demande qui est-il et comment dérange-t-il les gens à cette heure-ci de la nuit ? L'homme répond : « Là où nous sommes,  nous n'avons ni nuit ni jour !   Je viens pour vous dire de ne pas pleurer Doris, car elle est chez Jésus .» Et il disparaît.

 

Tous ces événements étant arrivés, la Mère Supérieure réalise que la « composition » inspirée par l'Esprit Saint, est une prière de louanges, d'amour et de gloire à la Vierge Marie ainsi que l'explication du « Je Vous Salue.» Elle alerte aussitôt les parents de Doris, attirant leur attention sur ce fait et suggère de remettre le texte aux autorités ecclésiastiques.

 

Le Patriarche Grec Catholique émerveillé par ce texte écrit par une fille de 15 ans, accordera immédiatement son imprimatur. Ensuite, le nonce apostolique latin, Mgr Hughes, traduira la prière en anglais et obtiendra l'imprimatur du Pape Pie XII. L'homme de lettres et poète libanais Khalil Bey Moutran la traduira en arabe.

                           

 

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The story of Mater Admirabilis prayer

A prayer to Mary,  MATER ADMIRABILIS

(20 October 1945)

 

Hail Mary full of grace,

 

Brilliant luminary which reflects the Three Divine Persons.  Thy name, O Mary, is as a heavenly balm, and for us poor sinners a perpetual and constant help.

 

The Lord is with Thee,

And thou O Mary art with us, to illuminate, guide and console us, thy children, poor

pilgrims who weep in this valley of tears,

but with eyes ever fixed on Thee, sweet star

of hope.

 

Thou art blessed among all women,

Because the Lord chose Thee to be the Mother

of the Word Incarnate, without permitting that

the stain of sin sully thy ravishing beauty.

 

Jesus the Fruit of thy womb is blessed

Because He is given to us by Thee,

The "Saviour Unique" Who redeemed us from death and opened to us the portals of heaven.

 

Holy Mary, Mother of God, pray for us

who must fight continuously here on earth.

Be our constant refuge until the blessed moment of death when we shall be able to contemplate thy blessed countenance in the beauty and

splendor of eternity.

 

Amen.

 

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Hear, o Lord, the prayer of thy servant  Doris Toutounji

His Holiness Pope Pius XII has deigned to grant the following indulgences:

300 days for each recitation of the above prayer

A plenary indulgence, if this prayer  is recited daily, under the ordinary conditions, for one month.

 

The  story of Mater Admirabilis prayer.

 

Doris was a student at Pensionnat du Sacre Coeur Heliopolis Egypt. The school celebrated each year on the 20th of October Mater Admirabilis patron saint of the school. Her painting adorning the main parlor. 

The 20th of October 1945, the mother superior asked all the students to write a composition related to the painting of Mater Admirabilis. Doris was not very strong in compositions, and hadn't the faintest idea what to write about a painting. Doris was a very simple, sincere and pious young girl with a great devotion to Virgin Mary.  What really happened was that Doris inspired by the Holy Spirit wrote the prayer to Mater Admirabilis. The Mother Superior, after having read the prayer, said: “This is a very beautiful text; it is a description and an explanation of the "Hail Mary", and I have never read or seen before such a text !?!"  The Mother Superior kept this in her heart and 40 days later,the 10th of December 1945, having to undergo an appendicitis surgery, Doris passed away while on the surgery table. The head Surgeon was stunned because Doris health and heart conditions were perfect and nothing could justify this death, but he could not know that Doris  returned home to her heavenly mother Mater Admirabilis, as she would always say to her earthly mother in French ‘’Tu sais maman, ma vraie maman ce n’est pas toi, c’est la Sainte Vierge! ” Here the Mother Superior intervened immediatly and said  to Doris very sorrowful and broken-hearted parents (who two years before lost their  oldest son at the age of 18) : "I think that this is a message from heaven and your daughter Doris was privileged to transmit us her beautiful prayer; please show it without delay  to the ecclesiastic authorities in order to obtain their imprimatur as this should be printed and distributed".  

Her father presented the prayer (as it is, only the orthographic mistakes were corrected by Mother Superior) to the Greek Catholic Patriarch Maximos IV who recognized the beauty and the depth of this prayer and immediately approved it and gave his imprimatur. He transmitted it to  the Cairo Latin  archbishop Monsignor Hughes (from Irish origin), who had the prayer translated  in English and obtained under Pope Pius XII the Vatican required imprimatur  under ref: ACTA AP.S.30.VI.53 p.430, with the following remark : " His Holiness Pope Pius XII has deigned to grant indulgences for each recitation of this prayer."

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"HEAR O VIRGIN MARY, QUEEN OF HEAVEN, THE PRAYER OF YOUR DAUGHTER DORIS"

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ORAÇÃO A MARIA, MÃE ADMIRÁVEL

ORAÇÃO A MARIA, MÃE ADMIRÁVEL

Ave Maria, cheia de graça,

Luminar resplandescente

Em que se reflete a Trindade Divina.

Vosso nome, ó Maria, é um bálsamo perene

E para nós, pecadores,

Um socorro nunca recusado.

O Senhor é convosco,

Assim como vós, ó Maria,

Estais conosco, para iluminar,

Guiar e consolar os vossos filhos,

Pobres peregrinos, que caminham

Neste vale de  lágrimas,

Os  olhos fixos  em vós,

Serena estrela, nossa guia.

Bendita sois vós entre  as mulheres,

Pois o Senhor  vos  escolheu

Para ser a mãe do Verbo Encarnado,

Sem permitir jamais que o pecado

Maculasse vossa encantadora pureza.

Bendito é o fruto do vosso ventre,

Pois foi por vós  que Ele nos foi dado,

O Único Salvador,

Que da morte nos resgata

E nos abre as portas dos céus.

Santa Maria, Mãe de Deus,

Rogai por nós que agora

Aqui na terra combatemos.

Sede a todo instante nosso refúgio,

Para que no momento bandito de nossa morte,

Possamos contemplar a vossa doce face

No esplendor da  eternidade.

Assim seja

(Tradução do francês  por

Monsenhor Maurício Curi)

PREGHIERA A MARIA, MADRE AMMIRABILE

PREGHIERA A MARIA, MADRE AMMIRABILE

 

 

Ave Maria, piena di grazia,

Splendente luce

Che riflette le tre Divine Personne.

Il tuo nome, o Maria,

È balsamo perene

E per noi, peccatori,

Un aiuto sempre atteso.

Il Signore è con te,

Siccome tu, o Maria, sei con noi,

Per illuminare, guidare e consolare i tuoi figli,

Poveri pellegrini

In questa valle di lacrime,

Gli occhi fissi in te,

Loro propizia stella.

Tu sei benedetta fra le donne

Perché il Signore ti ha scelta

Per essere la madre del Verbo Incarnato

Senza permettere mai

Che il peccato macchi

Questa tua purezza che ci affascina

E benedetto è il frutto del tuo ventre

Perché per mezzo tuo Lui ci è stato donato,

l'Unico Salvatore, che ci riscatta dalla morte

e ci apre le porte del cielo.

Santa Maria, Madre di Dio, prega per noi

Che adesso combattiamo in questa terra

Sii tu il nostro rifugio in ogni istante

Affinché nel momento benedetto della nostra morte

Possiamo contemplare il tuo dolce viso

Nello  splendore dell'eternità.  Amen.

 

 

Tradotto dal

Francese da

Monsenhor Maurício Curi

 

ÕáÇÉ ááÞÏíÓÉ ãÑíã ÇáÃã ÇáÚÌíÈÉ

ÕáÇÉ ááÞÏíÓÉ ãÑíã ÇáÃã ÇáÚÌíÈÉ

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ÇÓÊÌÈ íÇ ÑÈ ÕáÇÉ ÃãÊß ÏæÑíÓ ÊæÊæäÌí  + 10-12-45

ÊÑÌãÉ Úä ÇáÝÑäÓíÉ ãä ÇáÔÇÚÑ ÇáÔåíÑ Îáíá ãØÑÇä (1945)

Mater Admirabilis

Mater Admirabilis 
(20 de octubre de 1945) 
Dios te salve María, llena eres de gracia, 
luz centelleante en la que se reflejan 
las tres Personas divinas. Tu nombre, 
oh María, es un perfume que fluye, 
y para nosotros, pecadores, un auxilio 
siempre esperado. 
El Señor es contigo, como tú, oh María, 
estás con nosotros para iluminar, guiar y 
consolar a tus hijos, pobres peregrinos 
que caminan en este valle de lágrimas, 
los ojos fijos en tí, su dulce estrella. 
Bendita eres entre todas las mujeres, porque 
el Señor te ha elegido para ser la Madre del 
Verbo encarnado sin permitir jamás que el 
pecado mancille tu blancura esplendente. 
Jesús, el fruto de tu vientre es bendito, 
porque por tí Él nos ha sido dado, el Único 
Salvador, que de la muerte nos rescata y nos 
abre la puerta de los cielos. 
Santa María, Madre de Dios, ruega por 
nosotros que combatimos ahora en la tierra. 
Sé siempre nuestro refugio, para que en el 
momento bendito de la muerte podamos 
contemplar tu dulce rostro en el esplendor de 
la eternidad. 
Amén. 
Escucha, 
Virgen María, 
Reina de los cielos, 
la oración de 
tu hija Doris. 
Recite esta oración a la mañana y a la noche. 
En caso de recibir algún favor por esta oración, 
avise a las autoridades eclesiásticas. 
Doris Toutounji ✝ 10.12.1945 
IMPRIMATUR ✝ CYRILLE IX PATRIARCA 
IMPRIMATUR ✝ MAXIMOS IV PATRIARCA
IMPRIMATUR ✝ ROGELIO LIVIERES,

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